Favoriser la collaboration et le perfectionnement des travailleurs de la santé de l’Ontario

Trois lits vides, côte à côte, dans une chambre d’hôpital
31.07.2019 - 7 min. Lire

Le sens de la collaboration est une compétence essentielle pour les professionnels œuvrant auprès des personnes âgées en Ontario, elles qui forment une population en pleine croissance qui ayant souvent besoin de soins complexes ou de longue durée. Il est donc essentiel d’améliorer l’accès à des programmes d’enseignement qui portent non seulement sur les soins de santé, mais aussi sur la communication, la collaboration et la résolution de problèmes. C’est ce que permettent des programmes flexibles, entièrement proposés en ligne à des professionnels en exercice ou à des apprenants vivant en région rurale.

Pour relever ces défis et créer un tel programme, un groupe d’éducateurs et de professionnels du Collège George Brown (CGB), du Centre for Learning, Research & Innovation in Long-Term Care (Baycrest Health Sciences), et de l’Université Ryerson se sont associés avec eCampusOntario. Paula Mastrilli, présidente de la Sally Horsfall Eaton School of Nursing du CGB et codirectrice du projet, explique les avantages du nouveau certificat interprofessionnel de niveau postdoctoral en soins complexes et en soins de longue durée.

« Ce programme offre une occasion très structurée à tous les prestataires de soins de santé de se réunir d’une façon tout à fait unique. Comme il est éminemment accessible, les apprenantes et les apprenants n’ont pas nécessairement besoin d’être sur place, sur un campus, pour suivre cet enseignement. Ils ont ainsi l’occasion de travailler ensemble, d’apprendre les uns des autres et de progresser dans le sens d’un même but, soit d’offrir des soins d’excellence à leurs patients. Cela revêt une importance telle que la littérature, les mandats gouvernementaux et les cadres de compétences soulignent le caractère essentiel des soins interprofessionnels. »

Un seul programme pour des compétences multiples

Le certificat s’adresse à une variété de praticiens, y compris à des préposés aux services de soutien à la personne, au personnel infirmier, à des spécialistes du conditionnement physique, à des professionnels des soins dentaires, à des spécialistes de l’ouïe et à bien d’autres. Tout certificat III de l’Ontario exige normalement 600 heures de cours – dans ce cas, dispensées en ligne – et un placement au sein de la collectivité ou en milieu d’emploi.

Le cours est offert en ligne

Le certificat comprend sept cours, dont deux sont tirés du programme existant du CGB et deux du programme de gérontologie de Ryerson. Trois nouveaux cours ont donc été lancés, dont deux fondés sur les objectifs et le contenu des ateliers offerts par le Centre for Learning, Research & Innovation in Long-Term Care de Baycrest.

Durant le programme, les apprenantes et les apprenants passent en revue différentes activités axées sur la prestation de services et la mobilisation d’équipes multimodales, à la faveur de microconférences, de lectures et d’une participation à des discussions de conseils sociaux. Les participantes et les participants doivent aussi collaborer à la résolution de « cas » dynamiques, comme ils le feraient dans la vraie vie.

Jennifer Reguindin, éducatrice interprofessionnelle à Baycrest et codirectrice du projet, explique la façon dont l’espace d’apprentissage virtuel (EAV) du programme rend possible un enseignement porteur de résultats probants à partir d’études de cas. « Par exemple, pour contextualiser les réactions typiques de clients atteints de démence, nous établissons des scénarios réels selon lesquels il est souhaitable de recourir à une équipe interdisciplinaire (ou interprofessionnelle) afin de résoudre le cas à l’étude. Quand l’apprenantes ou l’apprenant n’est pas en mesure de résoudre le cas tout seul, que ce soit dans le cours sur les changements profonds ou dans celui sur les comportements réactifs, il doit faire appel à d’autres. Comme cette formule repose sur l’apport de chaque membre de l’équipe, chacun devient très important au sein de cette équipe. C’est ainsi qu’une grande partie des activités, du travail de mobilisation et des évaluations prévues dans le cadre des cours est fondée sur des activités interprofessionnelles. »

Le certificat permet d’appliquer les crédits obtenus dans le cadre de ce certificat à d’autres programmes, comme le programme de soins infirmiers pratiques du CGB ou le certificat de gérontologie de la Chang School of Continuing Education de Ryerson.

Relever les compétences et régler les problèmes d’espace grâce à la technologie

Selon Wendy Ellis, présidente de la Sally Horsfall Eaton School of Nursing du CGB et codirectrice du projet, le manque d’espace, l’emplacement et le temps d’enseignement sont d’importants obstacles à la prestation d’une éducation de qualité en soins de santé. « Il est de plus en plus difficile de trouver des espaces, affirme-t-elle. « Là où nous sommes situés, le pied carré est très coûteux, alors la façon novatrice avec laquelle nous offrons ce certificat va nous aider à régler ce problème. Nous sommes dans une situation où l’expansion des espaces physiques n’est pas nécessairement une opportunité, et nous devons envisager différentes façons de croître, pour répondre aux besoins d’un certificat susceptible de contribuer à une amélioration de la santé des Ontariens et des Ontariennes. »


Les éducateurs peuvent utiliser le tableau de bord pour évaluer l’activité des élèves

Le simple fait de faciliter l’accès au programme par la suppression du nécessaire recours à des salles de classe n’est toutefois pas le seul avantage de l’apprentissage numérique. Tandis qu’elle sollicitait les réactions de dix stagiaires interprofessionnels au moyen de tests bêta et d’un sondage en ligne, l’équipe de développement a constaté que, de l’avis de tous les répondants, l’EAV qui produit des cas « virtuels » leur avait permis d’augmenter leur capacité de raisonner de façon critique.

Compte tenu de ces avantages, l’équipe du projet explore la possibilité d’appliquer l’EAV du certificat – qui est essentiellement une application – à d’autres programmes, comme le diplôme en soins infirmiers pratiques ou le programme de préposé aux services de soutien à la personne.

Selon Raquel Meyer, gestionnaire des Ontario Centres for Learning, Research & Innovation in Long Term Care, à Baycrest, et co-responsable du projet : « L’EVA pourrait être utilisé dans les programmes de premier cycle en prolongement des stages cliniques, il pourrait servir à exposer le personnel spécialisé en soins de longue durée à des cas et à des contextes particuliers. De multiples applications sont donc envisageables. »

Ce projet n’est qu’un exemple de la détermination d’eCampusOntario à soutenir les établissements qui misent sur l’apprentissage technologique afin de créer de nouveaux espaces d’apprentissage novateurs tout en répondant aux besoins d’une main-d’œuvre en pleine évolution.

Biographies:

Headshot of a woman with shoulder-length brown hair and glasses

Paula Mastrilli, présidente de la Sally Horsfall Eaton School of Nursing du CGB

Smiling woman with long dark hair, wearing a black blazer

Jennifer Reguindin, éducatrice interprofessionnelle à Baycrest Health Sciences

Smiling woman with black hair

Wendy Ellis, présidente de la Sally Horsfall Eaton School of Nursing du CGB 

Smiling woman with short brown hair

Raquel Meyer, gestionnaire des Ontario Centres for Learning, Research & Innovation in Long Term Care, à Baycrest Health Sciences

Photo of a smiling woman with blonde, shoulder-length hair

Jane Mosley, professeur d’infirmière, CGB et Université de Toronto

Headshot of a woman with shoulder-length hair in front of a window

Dalia Hanna, directeur de programmes, Chang School of Continuing Education à l’Université Ryerson

Aimeriez-vous présenter un projet financé par eCampusOntario? Communiquez avec Lana à lhall@ecampusOntario.ca

Bannière photo de Pixabay de Pexels