OpenCon 2017 : donner à la prochaine génération le pouvoir d’améliorer l’accès, l’enseignement et les données libres

vue de la tour CN derrière un filet de but de football
05.12.2017 - 4 min. Lire

En novembre, grâce au généreux soutien d’eCampusOntario pour l’initiative de soutien aux étudiants, nous avons pu permettre à un étudiant (et à moi-même) d’assister à l’OpenCon 2017 à Berlin. Landon Tulk, un étudiant en droit à l’Université de Western Ontario a été sélectionné pour découvrir ce que l’OpenCon avait à offrir. Après un programme de conférence palpitant et une construction/intégration de communauté intense, nous pouvons dire sans problème que Landon et moi nous étions abreuvés de l’OpenCon!

L’OpenCon est une conférence annuelle qui fournit une plateforme « pour que la nouvelle génération se forme sur l’accès libre, l’enseignement libre et les données libres. » C’est une conférence assez inhabituelle. Le programme offre une plateforme unique pour les jeunes professionnels afin qu’ils découvrent le contenu libre. Il s’agit également d’une occasion de découvrir de nouvelles façons de promouvoir ou de mettre en place le contenu libre au sein de divers secteurs, disciplines et activités. Ce que nous avons rapidement découvert dans le programme, c’est que l’OpenCon n’est pas juste une conférence, c’est aussi une communauté toujours grandissante de pratiquants du contenu libre. C’est un endroit où discuter, se stimuler et apprendre toutes sortes de choses sur le contenu libre, en toute sécurité.

beaucoup de personnes présentes à la convention ouverte

Crédit photo : Slobodan Radicev

Un groupe varié de champions du contenu libre s’est exprimé lors du discours d’ouverture, des séances en comité et des ateliers interactifs. En fait, plus de 68 pays étaient représentés à la conférence, et ce qui nous a le plus surpris, c’est à quel point les initiatives libres peuvent être « mondiolocales ». Presque chaque « problématique » ou initiative se retrouvait peu ou prou dans les autres pays. Tant les efforts locaux que mondiaux pour étendre les politiques et pratiques en matière de contenu libre partageaient des défis, des perspectives et des passions semblables. Plus important encore, la conférence nous instillé une philosophie du contenu libre : toutes les informations placées dans le domaine public sont bien plus bénéfiques pour la société que si elles étaient gardées enfermées. Notamment dans le secteur public, dans lequel la philosophie est la suivante : si un projet est financé par des fonds publics, alors il devrait être rendu disponible de façon publique.

La conférence nous a également donné l’occasion de faire quelque chose de concret avec l’aide d’experts. Au cours de la dernière partie de l’OpenCon lors d’une séance de « fabricathon », Landon et moi-même avons créé une esquisse de trousse pour aider les défenseurs du contenu libre à mieux comprendre la complexité entourant l’adoption de contenu libre et la possibilité de dénigrement du contenu libre. L’OpenCon a lancé l’idée que la meilleure façon de promouvoir le contenu libre est de d’abord comprendre pourquoi des personnes ne voudraient pas l’utiliser. La trousse consiste essentiellement en une conversation simulée entre un expert du contenu libre et un de ses détracteurs. La trousse sert de ressource pour les jeunes champions du contenu libre qui pourront être confrontés à des questions comme « Pourquoi utiliserais-je des ressources libres si je vends mon manuel aux élèves? » ou « Je suis un enseignant et je possède des données personnelles confidentielles, pourquoi utiliserais-je des ressources libres? » Et ce n’est que la pointe de l’iceberg des possibilités explorées lors de l’OpenCon.

les congressistes de l'éducation ouverte prêtant attention à une conférence

Crédit photo : Slobodan Radicev

Ainsi, entre le moment où nous dévorions un Currywurst et celui où nous visitions les restes du mur de Berlin, l’OpenCon nous a donné un sentiment d’appartenance à une communauté, une perspective mondialisée rafraîchissante du contenu libre et nous a poussés à créer quelque chose de précieux, que je compte rapporter à eCampusOntario. Toutefois, la véritable énergie ne provenait pas de la conférence elle-même, mais de ce qu’elle a engendré : un sentiment de fierté provenant du fait d’avoir plongé dans une communauté de pratiquants du contenu libre. Je me sens connecté avec mes associés congressistes. Grâce à la communauté, je me sens en mesure de faire une différence avec les connaissances, les ressources et les outils à ma disposition. Au nom de Landon (il a approuvé ces lignes!) et en mon nom propre, j’encourage fortement toute personne, surtout les jeunes professionnels, à participer à l’OpenCon 2018 pour découvrir tout ce que la communauté a à offrir.

P.S. L’OpenCon 2018 pourrait, ou peut-être pas, avoir lieu à Toronto (chut!).

Écrit par Christopher J. Fernlund. Suivez-le sur Twitter @fernfeed.